jeudi 27 novembre 2008

Interviewé par 01 Informatique

Publié la semaine dernière dans le magazine 01 Informatique, un article double-page au sujet de la formation que j'ai assurée, en tant que consultant Revevol, pour le compte de Solvay Information Services, la direction informatique du groupe Solvay.

Objectif de la formation : transmettre aux 450 informaticiens du groupe les fondamentaux du Web 2.0 et de ses perspectives dans l'entreprise.

Résultat : 30 sessions d'un jour, avec une quinzaine de participants en moyenne... et une expérience très enrichissante pour moi aussi !

Extrait de l'article (je coupe le nom de famille par discrétion envers Patrick, mon interlocuteur chez Solvay pour ce projet) :

"Patrick B. a dépassé son objectif. En octobre dernier, 85% des informaticiens étaient déjà formés ou inscrits à une session. L'opération a séduit les participants. Aujourd'hui, on ne s'interroge plus sur le fait d'aller ou pas vers le Web 2.0. La question est de savoir "quand est-ce qu'on se lance ?", résume Patrick B."
Au cours de ces 12 mois, j'ai rencontré des personnes parfois très différentes les unes des autres et reçu des réactions très diverses. Utilité de tel ou tel outil Web 2.0 en entreprise, conduite de changement, sécurité (authentification, confidentialité...), nous avons, durant cette formation, tourné et retourné "l'Entreprise 2.0", c'est-à-dire les questions soulevées par le Web 2.0 pour l'entreprise : qu'est-ce que le Web 2.0 en entreprise ? Devons-nous y aller ? Si oui, quand et comment ? Par où commencer ?

Accessoirement, les sessions en Allemagne ont été l'occasion de tester mes "restes" d'allemand, 5 ans après mes 2 séjours de 6 mois et un an dans ce pays. Conclusion : la reprise a été... comment dire... ardue. Par moment, je ne me rendais même pas compte que je mettais de l'anglais dans mes phrases.

Je garde un excellent souvenir de cette expérience, qui devrait porter beaucoup de fruit dans les mois et années à venir. Merci, Patrick, de m'avoir accompagné dans la découverte de SIS !

vendredi 21 novembre 2008

Un scam pas banal

Reçu ce matin. Je l'avais jamais vu, celui-là. Pour le catho que je suis, ça ne manque pas de sel.

Donation du cardinal
En collaboration avec le pape BENOIT XVI et suite au consigne laissé par
le feu son Eminence Cardinal Gantin dans son testament je cite: "Une partie
de mes biens soit une somme de 80 000 euros servira de don, a poser des actes
de charité et quiconque sera contacté. Je demanderai donc a tout bénéficiaire
de cette somme, quel que soit sa personnalité de faire un bon usage, et
d'ętre fidčle a notre DIEU créateur." Si vous recevez ce courriel c est que
vous etes le bénéficiaire de ce don que vous soyez chrétien ou non n a pas
d importance nous sommes tous les męmes devant Dieu.. Avec l accord du pape
BENOIT XVI les v ux de mon feu frčre seront respectés. Pour rentrer dans
vos droits de bénéficiaire nous vous prions de contacter l avocat chargé
de la remise de la donation : Maître Chirio a son courriel : cabinetdumaitre_chirio@barboza@ymail.com.
Je vous prie de le contacter au plus vite car je vais en Italie et je ne
pourrai vous répondre sitôt.
Faites bon usage de votre bien.
benoit Gantin frčre du cardinal
http://www.la-croix.com/photo2/index.jsp?docId=2337709&rubId=4085
Conformément ŕ l'article 34 de la loi "Informatique et Libertés" du 6 janvier
1978, vous ętes légalement enregistré dans un fichier déclaré ŕ la CNIL (n°
1281853). Vous disposez d'un droit d'accčs, de modification, de rectification
et de suppression de données vous concernent


______________________________
________
Rychlé hledání v celém internetu!

http://hledani.tiscali.cz
Le meilleur, c'est peut-être la signature en tchèque ("Recherche rapide sur Internet !") ajoutée par les serveurs de Tiscali.

mercredi 12 novembre 2008

Chat audio et vidéo directement dans Gmail !

L'actualité avait montré que Google s'intéressait à ce type d'outil et on attendait ça depuis longtemps. Désormais, en plus du chat classique (texte écrit), on peut chatter en audio et vidéo directement dans la page Gmail.

Ci-dessous, mon premier chat vidéo dans Gmail (noter qu'on peut l'afficher en plein écran, comme avec Skype) :



En ce qui me concerne, ça raccourcit encore un peu plus l'espérance de vie de Skype sur mon ordinateur. Skype me sert encore à passer des appels vers des téléphones fixes quand je suis à l'étranger et... c'est tout.

jeudi 6 novembre 2008

Le futur est présent

Je vous ai rencontrés partout. Sur les blogs que je parcours, que vous en soyez auteurs où commentateurs. Dans les formations que je donne chez les clients de Revevol. Dans les écoles où j'enseigne occasionnellement. Dans mes cercles d'amis. Dans ma famille. Dans les différents endroits où j'ai eu l'occasion d'échanger avec vous au sujet de mon métier...

Vous êtes ceux qui disent : "je ne crois pas que toutes nos applications tourneront un jour sur Internet."

Quant à moi, "vous" le savez, je suis convaincu que, à de rares expressions près, le jour est très proche (5 ans ?...) où nos "ordinateurs" ne seront que des points d'accès. Beaucoup d'entre vous m'ont vu sortir mon téléphone de la poche, parler de lui comme d'un modem, mimer les lunettes qui me permettraient de disposer d'un écran virtuel de 17 pouces et qui, couplées à un clavier laser (enfin libérés d'Azerty ! D'autres possibilités existent...), me permettraient d'utiliser le web comme un ordinateur.

J'ai déjà quelques réflexes de ce type : par exemple la recherche Wikipédia dès que je cherche une info dans ma tête, que je sois dans le métro, le TGV, à l'aéroport où... chez moi. Ok, de ce côté-là, je fais partie des privilégiés qui ont à la fois le forfait et le téléphone qui vont bien. En même temps, nous sommes de plus en plus de ces "privilégiés" : déjà 3 millions en février dernier, soit 8,3 % des abonnés mobiles. Combien serons-nous un an après, avec la vague iPhone 3G et l'arrivée des premiers téléphones basés sur Android, le système d'exploitation ultralight de Google ?

L'énergie informatique à un tournant de son histoire

Je vous propose de zoomer sur 3 annonces des deux dernières semaines. Elles concernent toutes les trois la fiabilité des offres de ce qu'on appelle Cloud computing (l'informatique dans les nuages), cette véritable industrie de l'énergie informatique.

Première annonce : celle de Google concernant la fiabilité de Google Apps. En voici une traduction en français par... Google Traduction, justement, un service qui s'améliore sans cesse grâce à la logique "nuage". J'utilise d'ailleurs ce même service pour proposer mon blog dans des dizaines de langues (voir en haut de la colonne de droite).

Nous étions nombreux à attendre ce genre d'information et nous ne pouvons pas être déçus ! "Au cours de l'année passée, Gmail a été disponible plus de 99,9% du temps - pour tout le monde, les consommateurs et les utilisateurs professionnels." De 10 à 15 minutes d'indisponibilité par mois, qui sont en fait le total des micro-coupures quasi-indolores pour les utilisateurs : on n'est pas sans arrêt en train de recharger sa page Gmail !

Google cite une étude de Radicati Group en 2008 selon laquelle les utilisateurs des principaux concurrents de Gmail en entreprise, Novell Groupwise, Lotus Notes et Microsoft Exchange, connaissent, eux, de 66 à 150 minutes d'interruption chaque mois, soit 6 à 10 fois plus ! Ajoutons à cela le fait que, lorsqu'on choisit une solution "in the cloud" comme celle de Google, on n'a plus aucune infrastructure de messagerie à gérer (déploiement, mise à jour, maintenance, sauvegarde, serveurs, logiciels serveurs et clients, antispam, antivirus e-mail...) : il devient assez compréhensible qu'un million d'entreprises utilise déjà Google Apps.

Finalement, tout ceci relève du constat. Alors quelle est donc la véritable annonce de Google ? Il s'agit de la garantie de disponibilité (SLA, Service Level Agreement) de 99,9%, qui ne concernait jusqu'à présent que Gmail, est étendue à Google Talk, Google Calendar, Google Docs et Google Sites. Joyeux Noël, avec 2 mois d'avance !

Deuxième annonce : celle d'Amazon qui, comme vous le savez, est un fournisseur majeur d'énergie informatique "in the cloud".

Désormais, le service EC2 (Elastic Compute Cloud) n'est plus en beta : c'est un service officiellement en production, avec un SLA (tiens, encore un...) et de nouveaux services de gestion.

Comme il est dit dans l'article de TechCrunch à ce sujet, dans le contexte économique actuel, il est probable que de plus en plus d'entreprises seront intéressées par le modèle pay-as-you-go, un modèle où l'on paie exactement, chaque fin de mois, au prorata des volumes de serveurs virtuels, de stockage, de ressources diverses que l'on a utilisées. Plus besoin de prévoir une marge, d'acheter plus de serveurs que nécessaire, de gérer le load balancing (répartition de charge) ni la scalability (évolutivité)...

Troisième annonce : Salesforce.com offre dévoile Force.com Sites.

Lors de sa conférence Dreamforce 2008 (au cours de laquelle se sont produits les Foo Fighters), Salesforce a décrit Force.com Sites comme un outil permettant à la fois de faire tourner des sites et applications web sur Force.com et de diffuser les données et outils de Force.com sur d'autres sites web. Une relation à double sens pleine de perspectives... Salesforce le dit : "comme tous les services de Salesforce.com, Force.com Sites fonctionne entièrement dans le nuage sans le coût et la complexité du logiciel traditionnel."

A noter : lors de la même conférence, Salesforce a annoncé que les développeurs pouvaient désormais construire des ponts reliant Salesforce.com à Facebook et Amazon ! Exemple Facebook : pourquoi ne pas utiliser cela pour autoriser vos collaborateurs à diffuser les annonces et recommander leurs contacts pour des postes à pourvoir dans votre entreprise ?... Exemple Amazon : vous pouvez désormais utiliser Force.com pour développer et Amazon pour étendre vos capacités de serveurs et de stockage pour la même application.

N'attendons pas le big bang

Alors quoi ? Toujours pas convaincu ? On vous montre des applications plus solides, plus souples, plus économiques et vous restez scotchés à votre ordinateur et vos serveurs ? Ah, non, vous me rassurez. Vous cherchez juste comment me contacter pour en parler. :-)

Plus sérieusement, je crois que ces annonces sont des signes forts de l'évolution du marché informatique d'un modèle logiciel vers un modèle multi-tenant, c'est-à-dire où, tous, nous utilisons les mêmes applications, les mêmes bases de données, les mêmes serveurs. Après tout, il n'y a pas un serveur Google pour chacun d'entre nous et pourtant, combien de fois Google.com a-t-il planté en 10 ans ?...