vendredi 29 février 2008

Bienvenue, Google Sites !

Jotspot n'évoluait plus depuis le rachat par Google, en novembre 2006, et on savait que ça bossait dur du côté de Mountain View pour faire avancer l'outil "en cachette".

On l'attendait depuis bien longtemps. Hier, enfin, Google a rendu publique sa plateforme de wikis : Google Sites.

Chez Revevol, nous en avons réalisé un premier exemple d'utilisation. Il y a encore quelques points fonctionnels à régler, par exemple le fait que nous ne parvenons pas à faire afficher le formulaire "Notez ce site" pour les utilisateurs qui n'ont pas d'adresse e-mail Revevol (les résultats, eux, s'affichent bien). Mais l'outil est là, et bien là. Il est déjà très complet, opérationnel et les idées d'usages fusent en interne.

La plupart de nos clients nous relançaient fréquemment : "alors, et Google Wiki, des nouvelles ?" Non, pas de nouvelle de Google Wiki. Bienvenue, Google Sites ! :-)

mardi 26 février 2008

Free

Chris Anderson, auteur en octobre 2004 d'un célèbre article sur la théorie de la longue traîne (dont voici une explication sensiblement plus courte que l'article original), vient de publier un excellent article : Free! Why $0.00 Is the Future of Business (Gratuit ! Pourquoi $0.00 est l'avenir des affaires). J'ai lu ces 6 pages (quelle idée saugrenue de diviser un article en 6 pages web...) avec beaucoup d'intérêt. J'en recommande la lecture à quiconque s'interroge sur des sujets comme le prix de distribution de la musique (si vous ne connaissez pas ces sujets, voir notamment cet article et cet autre de Louis Naugès), les services en ligne gratuit (Google...), etc.

Il s'agit également de bien comprendre que ce qui est payant en ligne est beaucoup moins cher que ce que nous avons connu jusqu'à présent, pour une simple raison : les règles ont changé, notamment la loi de Moore a produit ses effets sur la rareté et le coût du matériel et des canaux nécessaires à ces services. Quand j'interviens dans de grandes entreprises et que je présente le mouvement des services en ligne, en général, et Google Apps en particulier, il me faut plusieurs minutes pour faire comprendre à mes interlocuteurs comment peuvent exister de meilleurs outils informatiques que les leurs, avec 500 fois plus de stockage pour un coût 10 à 20 fois inférieur, soit, proportionnellement, 5.000 à 10.000 fois inférieur (voir nul pour l'édition Standard !).

Prenant des exemples simples comme Google ou Ryanair (qu'il avait déjà utilisé dans un précédent article), Chris Anderson décrit comment l'économie de la gratuité (freeconomics) existe tout simplement grâce aux moyens de communication récents et aux nouveaux rapports entre les différents acteurs économiques.

But free is not quite as simple — or as stupid — as it sounds. Just because products are free doesn't mean that someone, somewhere, isn't making huge gobs of money. Google is the prime example of this. The monetary benefits of craigslist are enormous as well, but they're distributed among its tens of thousands of users rather than funneled straight to Craig Newmark Inc. To follow the money, you have to shift from a basic view of a market as a matching of two parties — buyers and sellers — to a broader sense of an ecosystem with many parties, only some of which exchange cash.

(Mais la gratuité n'est pas si simple - ou si stupide - qu'il y paraît. Le seul fait que des produits soient gratuits ne signifient pas que quelqu'un, quelque part, n'est pas en train de se faire un paquet d'argent grâce à eux. Google en est l'exemple le plus évident. Les bénéfices de craigslist sont énormes, eux aussi, mais ils sont répartis entre ses dizaines de milliers d'utilisateurs et non injectés directement dans Craig Newark Inc. Pour comprendre le chemin de l'argent, il faut passer d'une conception du marché comme simple rencontre de deux parties - acheteurs et vendeurs - à un sens plus large d'un écosystème comportant de nombreuses parties, dont certaines seulement échangent de l'argent.)
Le sujet de la gratuité, récent, dopé par la mondialisation, soulève de très nombreuses questions auxquelles nous ne sommes pas encore capables de répondre. Les commentaires postés au sujet de l'article de Chris Anderson ne sont pas tous très tendres. Ils sont symptomatiques de cette rupture, cette révolution des moyens de communication et de partage de l'information que nous sommes en train de vivre.

Cependant, 19 ans après l'invention du web, les éléments de réponse s'accumulent. En lui-même, l'article n'est pas une véritable révélation. Il m'a juste permis d'avancer. Cela m'a donné envie de le partager.

Ajout du 16 mars 2008 : Internet Actu a publié le 10 mars un intéressant complément, la gratuité est-elle l'avenir de l'économie ? Cet article fait notamment référence à un article de un ex-rédacteur en chef de Wired (donc prédécesseur de Chris Anderson), Kevin Kelly : mieux que le gratuit (traduction en français). Kevin Kelly distingue 8 valeurs (dont, par exemple, la confiance) pour lesquelles l'utilisateur est prêt à payer car Internet ne permet pas de les copier.

jeudi 14 février 2008

Google, Saint Valentin et marketing

Ce matin, surprise : pas de logo spécifique sur Google.com à l'occasion de la Saint Valentin. Car vous savez que Google profite souvent des jours de fête pour proposer des variantes de son logo.

Il fallait en fait chercher du côté de Google Docs ! Je trouve ça assez malin de la part de Google : de bouche à oreille, un certain nombre de personnes vont être poussées à découvrir Google Docs par simple curiosité vis-à-vis du design temporaire.

Je rencontre tous les jours des personnes qui ont une adresse Gmail mais ignorent totalement l'existence même des autres services Google. Sans pub, sans véritable intrusion, sans communication, Google va faire parler des milliers de personnes (dont votre serviteur) d'un ses outils de collaboration. Une stratégie de communication similaire à celle d'Apple. Et, comme pour Apple, cela ne fonctionne que parce que Google à une image majoritairement positive aujourd'hui.

Vous ne connaissez pas encore le principe de Google Docs ? Par ici ! Le principe : les documents sont à un seul endroit, chaque collaborateur a accès en permanence à la dernière version du document et plusieurs personnes peuvent modifier le même document simultanément. Pour détailler, il me faut souvent plusieurs heures ou jours cumulés de formation donc je m'arrête là !

Allez, pour les "1.0" qui n'ont vraiment pas le courage d'ouvrir Google Docs. Les plus curieux/oisifs (rayer la mention inutile) cliqueront pour agrandir et compter les petits coeurs :


Edit le 14/2/2008 à 19h34 : il y a en fait maintenant un logo Google pour la Saint Valentin. Peut-être que, ce matin, il était trop tôt pour les US... :-)


mardi 12 février 2008

Des formulaires grâce à Google Tableur

Il y a encore quelques semaines, un client me demanda quelle solution utiliser pour réaliser des formulaires en ligne. J'avais suggéré Wufoo.com, dont je me sers notamment pour les liens de contact présents sur ce blog. J'aurais également pu recommander formassembly.com, un peu moins fun, côté ergonomie, mais qui propose quelques options supplémentaires, dont les questions conditionnelles. J'avais ajouté que Google Tableur, que ce client allait adopter, répondrait très certainement à ce besoin dans les mois à venir.

Bingo ! Cette fonction est à présent disponible. D'après ce que j'ai pu tester, pour peu qu'on publie le tableur, on peut même faire remplir le questionnaire à quelqu'un qui n'a pas de compte Google, c'est-à-dire qu'il suffit d'avoir le lien vers le questionnaire pour y répondre. On peut également choisir que les réponses soient accessibles à tous sur le questionnaire lui-même (attention, dans ce cas, à en avertir les répondants).

J'ai rapidement créé un exemple :

  • Remplir le formulaire
  • Voir les réponses : tableur correspondant, qui enregistre automatiquement les réponses. Cette page propose même un flux RSS pour que tout un chacun puisse suivre les réponses !
Je n'ai pas fait le test de créer plusieurs formulaires dans un même document (avec une feuille par formulaire). Si l'un d'entre vous fait cet essai, je suis intéressé par son retour.

Voir également le gadget "Google Docs: forms list" pour iGoogle.

Et pour compléter, voici la page d'aide Google au sujet de cette fonction (en anglais car je ne l'ai pas trouvée en français). Je vous invite également à consulter la page What's new in Google Docs? pour le cas où vous seriez passé à côté des autres fonctions lancées récemment. En vrac : insertion d'image dans Google Tableur, publication de graphique sur votre site web, flêches dans Google Présentation, choix des diapositives au moment de l'import d'une présentation, etc.

vendredi 8 février 2008

Facebook or not Facebook

Mes lecteurs de longue date savent que Tristan Nitot compte parmi les personnes qui m'influencent peu ou prou. Tristan a publié le 10 janvier une conversation instantanée qu'il avait eu au sujet de Facebook. J'ai immédiatement décidé de réagir sur mon blog, pour une raison principale : les dizaines de commentaires appelaient des réponses. Leur quantité, leur contenu montre que Facebook soulève de vraies questions.

Je souhaitais apporter, à la mesure de ma courte expérience, quelques éléments de réponse complémentaires. Je réagis souvent sur les blogs que je lis en y déposant des commentaires. J'ai estimé que, dans le cas présent, le format "article" s'y prêtait mieux.

Le 18 janvier, JP Rangaswami publiait un article au sujet de Facebook, lui qui a déjà abordé le sujet à de nombreuses reprises : Why I still use Facebook, and other musings about social networks (pourquoi je continue à utiliser Facebook, et autres considérations sur les réseaux sociaux). Lorsque je l'ai lu, j'ai pensé que, une fois de plus, JP Rangaswami était, lui aussi, quelqu'un qui m'influençait.

Tristan Nitot et JP Rangaswami ne sont pas forcément en désaccord : ils traitent de questions différentes. L'un tient un blog sur les standards, l'autre sur les usages numériques en entreprise. L'un se soucie de vie privée et d'indépendance des fournisseurs, l'autre de collaboration et de partage d'information.

Pour partager mon point de vue, je vais m'appuyer sur des extraits de commentaires laissés à la suite de l'article de Tristan.

Enfin ! Je lis que ces applications « sociales » sont inutiles et purement commerciales.
(Je n'ai pas lu de telle affirmation dans l'article de Tristan Nitot mais passons...)

Ces applications sont inutiles ? Allons bon ! Une "chose" inutile utilisée par des dizaines de millions de personnes, c'est curieux, non ? On croirait entendre parler des téléphones mobiles il y a à peine 10 ans.

Parmi les aspects de Facebook qui m'ont été et me sont utiles :
  • Carnet d'adresses "contact-centric" : une base de contacts que je n'ai pas à mettre à jour puisque mes contacts s'en chargent pour eux-mêmes.
  • Mini-blog privé : tenir tous mes contacts au courant de ce que je fais, de ce que je découvre, de mon métier, etc. (sans qu'ils soient forcés de consulter ces nouvelles, comme dans les e-mails)
  • Agrégateur de contenu : un endroit où je partage différents types de contenus (photos, vidéos, liens, flux RSS...) sans que mes contacts aient à surfer dans 36 endroits et sans que ce contenu soit forcément sur Facebook.
  • Renoueur de contacts : j'ai bu un nombre de bières incroyables à la fin de l'été, quand j'ai retrouvé tout ce monde... J'ai aussi été sollicité pour contribuer aux simulations d'entretien de concours dans mon ancienne prépa : j'ai été très heureux de pouvoir répondre présent.
S'il n'y avait que ces usages, j'accorderais déjà à Facebook une grande valeur.
(...) Bref pour moi Facebook c'est comme le reste, j'utilise mais de façon modérée, avec de la distance et du recul.
Bravo ! Le recul vaut dans les deux sens :
  • Rester modéré dans son enthousiasme : un grand classique dans le monde de l'innovation.
  • Rester modéré dans sa critique : je crois qu'il faut toujours faire preuve d'humilité face à de nouveaux outils. Et les réseaux sociaux (de même que Second Life, puisque SL est également évoqué dans les commentaires) sont encore relativement nouveaux et évoluent en permanence.

Bonjour,

Je viens justement de fermer mon profil Facehook (expression d'une amie) ...

Qu'est-ce qui se passe avec mes données perso qui étaient contenus dans mon compte ? Je suis inquiet :S

Sont-ils resté dans leur base de données ?!

Merci et bone fin de journée

Il y a là une vraie question et c'est bien celle que pose Tristan. Je n'ai pas de réponse ferme ni définitive. Je sais seulement que :
  • Le simple fait d'utiliser un moteur de recherche donne à celui-ci beaucoup plus de renseignements que nous ne le pensons. Voir l'affaire des données AOL.
  • Les jeunes générations (génération Y et suivante) semblent se soucier de confidentialité d'une autre manière que nous. "(...) I interpret this as a group who love the powerful social networking that is now possible, but still have a clear sense of privacy" Peter Bazalgette, Directeur de Création de la société Endemol, productrice de l'émission de télé-réalité "Big Brother", dans un article du Guardian paru en mai 2007. ("J'interprète cela comme un groupe qui adore le puissant réseautage social désormais possible mais qui a tout de même un sens aigüe de la confidentialité")
Nous n'avons pas fini de réfléchir à ces questions. A noter : en septembre 2007, Google a appelé à une harmonisation des standards de protection de la vie privée. Comme toute législation à une échelle mondiale, cette tâche s'annonce pour le moins complexe...
J'ai toujours évité ces sites sociaux, pour la simple raison qu'il n'y a aucun contenu, c'est juste un outil pour quelques marketteux. Si on revenait aux bonnes vieilles pages persos (facon multimania pendant la bulle) et qu'on apprenait aux gens à faire leur propre site, on aboutirait à plus de liberté, plus de créativité, et on éviterait les problèmes de détournement d'informations. Et ca n'empêche pas d'afficher des amis ou se faire un reseau... le lien hypertexe est là pour ca.
Bonne idée. On devrait aussi tous apprendre à changer un moteur de voiture, à remplacer l'écran d'un téléphone mobile et à construire sa maison. D'ailleurs pourquoi utiliser Google Docs ou Word alors que chacun peut écrire ces programmes dans son coin ? Aucun intérêt...
Facebook a succédé à MySpace qui avait détroné Friendster. Les réseaux sociaux ont leur utilité - pas seulement pour le divertissement - mais rien ne dit en effet que celui-ci restera leader, surtout s'ils n'innovent plus.

En réalité j'espère surtout à terme que naitra un format libre de réseau sociaux interconnectés, plutôt que des systèmes propriétaires fermés. Je n'ai rien vu de bien convaincant en libre dans le domaine.
La question des formats et de l'interopérabilité est déterminante. Google a annoncé OpenSocial et Facebook était bien obligé de suivre. (Google a d'ailleurs fait la même chose pour la téléphonie mobile)
Depuis le début je n'ai rien compris à Facebook. Pourquoi ce succès. Et personne ne tique sur le fait qu'il faille absolument s'inscrire pour accéder aux données que tous ceux qui y sont, y ont déposé.
Heu, je ne sais pas... Peut-être pour que nos contacts sachent qui les contactent ?... Ce que souhaite cette personne, c'est un peu comme si elle voulait utiliser une adresse e-mail sans s'inscrire pour l'obtenir.
Ca c'est le genre de discussion qui me fait "m'auto-congratuler" de ne pas suivre la mode "bêtement" et de ne pas m'inscrire à chaque fois qu'un site top-super-révolutionnaire apparait sur la toile mais de suivre mon intuition quand elle me dit "wait & see"... Quitte à passer pour un vieux grincheux rétrograde aux yeux de certains d'ailleurs :p
Vous pouvez tout de même vous inscrire pour juger en connaissance de cause. :-) Vous me trouverez facilement : sur ma photo de profil (au moment où j'écris ces lignes), je porte mon fils sur mon épaule. Mais peut-être êtes-vous un vieux grincheux rétrograde... ;-)
Sinon, FaceBook a t il un avenir ?
Il faudrait que je retrouve cet article ( La Tribune ou les Echos ?) qui annonçait fièrement que Microsoft avait gagné une grande bataille face à Google en achetant FaceBook.
Là-dessus, j'ai une théorie très personnelle : quand Google n'achète pas un service, c'est que celui-ci n'est pas le "meilleur".
Bizarre vos commentaires...
Savez-vous que facebook est dans les 10 sites les plus visités aux US ?
et depuis plusieurs années déjà, c'est juste en France qu'on en entend parler que depuis peu.
Savez-vous qu'il y aura bientot plus d'utilisateurs de facebook que de français ?
qu'il y a plus de photos publiées sur facebook que sur flickr ?

et son aspect de plateforme ouverte permet d'envisager plein d'utilisations ...

Bien sûr il y a des mauvais cotés, mais quelle évolution par rapport à la messagerie instantanée, que de possibilités supplémentaires !

Vos données privées sont déjà sur google et dans toutes vos boites mail, pensez-vous que si yahoo mail fermait vos mails seraient revendus à des publicitaires ?

Je n'ai rien à ajouter, Votre Honneur. (sauf que Facebook a un aspect de plateforme ouverte mais n'en ai pas une, si je ne me trompe. Je chipotte.)
(...) Et là, arrive un problème auquel personnellement je n'avais pas pensé : où se situe la limite entre mes amis et mes connaissances ? Ma home page est remplie par 2 ou 3 personnes qui essayent toutes les applications et joignent tous les groupes alors que je n'ai plus vu ces personnes depuis 10 ans ! Est-ce que je pourrai répondre autre chose que des banalités au message de ce type qui a fait un stage de voile avec moi quand on avait 15 ans ou à cette fille que je ne supportais pas à l'école primaire et qui me considère comme un "friends" ? Est-ce que je veux vraiment que ces gens voient les photos de mon mariage ?

Bref, Facebook a solutionné un problème (le carnet d'adresses automatique) mais a du coup introduit plein d'autres problèmes qui sont intéressants à résoudre. Facebook est une étape mais une étape qui était nécessaire à mon sens.
Bien vu. C'est ce qu'on appelle granularité : je veux pouvoir poster une vidéo à mes amis sans que mes collaborateurs, par exemple. Pour le moment, Facebook n'offre à peu près aucune granularité. En tout cas, c'est tellement difficile à gérer que tout le monde publie pour toute le monde, par facilité (ok, parfois par igorance).

Internet, imprimerie, même combat !

Je l'ai déjà dit (et je ne suis pas le premier) : nous vivons une révolution à la mesure de l'imprimerie. Il ne serait pas raisonnable de ne pas se poser toutes ces questions. Doit-on pour autant jeter l'anathème sur ces outils ? Je suis persuadé que c'est leur utilisation seule, avec les usages que nous créons, qui permet de soulever de plus en plus de question et d'y apporter des réponses. La grande différence entre aujourd'hui et le monde sans Internet, c'est que les utilisateurs peuvent plus facilement faire entendre leur voix.

Qu'il s'agisse des usages ou des données personnelles, c'est toujours la même grande question : que je change de voiture, de travail ou d'outil de communication, qu'est-ce que je perds, qu'est-ce que je gagne ? Est-ce que ce que je gagne vaut plus ou moins que ce que je perds ?