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Dec 14, 2006

Journal d'un chercheur d'emploi - Episode 2 : or-ga-ni-sa-tion

Le moment est venu. Je dois me préparer à quitter mon job. Première chose à faire : m'organiser. Revue de mon mode opératoire et des outils que j'ai choisis pour le mettre à exécution.

Faire les choses dans l'ordre

Primordial. Ne pas se lancer tête baissée dans la recherche, les contacts, etc. Je commence donc par réaliser mon CV. Petite recherche Google sur différents mots-clés, j'observe ces multiples CV qui s'offrent à moi. Et c'est parti, je dessine une structure grossière dans ma tête et je la reproduis en construisant ce que je maîtrise le plus : une page web.

Prise de conseil auprès de mon père, corrections, prise de conseil auprès d'une petite vingtaine de personnes, dont plusieurs que je n'ai jamais rencontrées et dont j'ai eu les coordonnées sur le web. L'une d'entre elles sera la première à me répondre, deux heures après mon e-mail collectif, en me proposant une entrevue ! Nous nous sommes rencontrés, avons discuté près de deux heures mais nous n'avons pas évoqué mon CV. Comme quoi, ce que je considérais comme un brouillon était déjà susceptible d'attirer l'attention sur mon profil.

Bon. Très bien. Mon CV souffre encore, selon certains, d'incertitude. Qu'à cela ne tienne, il me faudra le décliner en plusieurs versions, chacune orientée selon les entreprises prospectées et donc plus facilement compréhensible par elles.

A présent, la prospection. Penser à utiliser mon entourage, mes connaissances. Ne pas se limiter aux personnes susceptibles d'être directement intéressées. Rester ouvert à toute prise de contact : une rencontre est toujours intéressante, il y a toujours une leçon à en retenir. Elargir la prospection à des entreprises. D'abord celles que je connais et pour lesquelles j'éprouve déjà un intérêt depuis longtemps. Puis les autres. Ne pas se cantonner au web, qui ne reflète qu'environ 10% du marché du travail (source ?). Préférer le téléphone à l'e-mail, sauf éventuellement dans les secteurs où celui-ci est ultra-courant (entreprises de services web). Tâcher de donner une note personnelle, se renseigner sur l'entreprise, montrer que je suis intéressé à tous points de vue par mon interlocuteur.

Et puis, bien sûr, tenir mes contacts informés de ma recherche, en particulier concernant les personnes dont ils m'ont eux-mêmes transmis les coordonnées.

J'ai de la valeur

Il est trop tentant de se laisser travailler par les échecs successifs. Chaque échec porte en lui ses leçons. Retenir ces leçons et rester motivé comme au premier jour. Non, utiliser ces leçons pour accroître la motivation. Important aussi : ne pas accumuler la pression, qui retombera d'une manière ou d'une autre sur Clotilde. Ce serait déjà pénible en temps "normal", ça devient dangereux tant que notre enfant n'a pas respiré sa première bouffée d'oxygène.

C'est parti

Tout ça, c'est très bien mais concrètement, comment ça se passe ? Voici quelques-uns des outils que j'utilise.

  • Basecamp
    • en grande partie pour la gestion de listes de tâches (avec, en version payante, le décompte du temps passé sur chaque tâche).
  • Google Docs
    • réaliser des documents texte et des tableurs sur lesquels on peut travailler à plusieurs en même temps ; pour ma recherche d'emploi, je ne m'en sers pas comme outil collaboratif mais plutôt pour avoir accès à mes documents d'où que je sois.
  • Google Calendar
    • permet de créer plusieurs calendriers donc par exemple un calendrier "disponibilité" que l'on rend public tout en ne laissant apparaître que les plages horaires occupées (non les détails, du type : "Rendez-vous Abc.com, 10 rue de la rivière, etc."). Vos interlocuteurs n'ont plus besoin de vous contacter pour savoir si vos disponibilités correspondent aux leurs. La confirmation de votre part suffit.
    • en entreprise, Google Calendar est très utile car il permet de partager des agendas en attribuant différents droits aux autres utilisateurs : modifier, modifier et partager, consulter, consulter sans les détails.
    • ce qui manque clairement (mais je ne connais aucun service web qui l'offre), c'est la synchronisation avec mon téléphone mobile. J'ai bien trouvé une application sensée le permettre mais je ne l'ai pas encore testée.
  • Google Reader
  • Delicious
    • que je n'exploite pas encore dans ma recherche mais dont j'entrevois les possibilités, éventuellement en utilisant la fonction "ne pas rendre ce lien public" pour conserver le secret de mes recherches. Un tel secret ne me semble pas forcément intéressant mais sait-on jamais...
    • permet aussi de publier une page listant automatiquement mes favoris
  • Gmail
    • pour suivre les échanges d'e-mails par fil de discussion. Très utile pour revoir d'un coup d'oeil l'historique de la relation.
    • pour les libellés, c'est-à-dire des mots-clés à créer et associer aux e-mails.
    • pour le moteur de recherche : avec 3 mots bien choisis, ça va toujours plus vite qu'une recherche logique (par date, expéditeur, etc.).
  • les réseaux sociaux : Viadeo (anciennement Viaduc), LinkedIn, 6nergies
    • ne pas en attendre plus que ce qu'ils offrent (ne pas rêver).
    • ne pas les sous-estimer : en face de vous, vous avez des personnes qui ont adhéré au réseau en connaissance de cause, qui s'attendent à ce qu'on les sollicite et qui en seront, même inconsciemment, flattées.
  • Firefox : mon navigateur préféré depuis maintenant 2 ans.
    • navigation par onglets : salvateur, quand on est sur 30 sites en même temps.
    • des tas de petites fonctions divines, telles que la possibilité de cliquer un lien avec la molette pour l'ouvrir dans un nouvel onglet plutôt que de faire un clic droit puis "Ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre".
    • les extensions : des milliers, il y en a pour tous les goûts. Exemple : l'extension Delicious me permet d'enregistrer très facilement un site dans mes favoris en ligne (nécessite d'être inscrit sur Delicious).
    • le champ de recherche qui propose de choisir le site sur lequel on veut effectuer la recherche (Google, Yahoo!, Wikipedia, etc.) et d'ajouter des sites à la liste prédéfinie.
    • et des tas d'autres choses. Je m'étais promis d'écrire un article à ce sujet mais on trouve déjà beaucoup à ce sujet sur le web.

Les outils sont... des outils

Attention à ne pas devenir esclave de ces outils. Dès qu'ils commencent à diminuer l'efficacité du travail, il faut simplifier leur utilisation ou s'en séparer. Notamment, éviter les doublons autant que possible : par exemple, la saisie des contacts à la fois dans Gmail et sur mon mobile serait pure perte de temps. Mon téléphone, qui est à la fois moins pérenne en terme de format de données et plus difficile à manoeuvrer pour la saisie de texte n'enregistre que noms, prénoms et numéros de téléphone. Le reste, c'est pour Gmail, auquel je peux toujours accéder via mon mobile en cas d'urgence.

Reste à planifier et à respecter les délais que l'on s'est fixés, quitte à les mettre régulièrement à jour pour maintenir la visibilité. Conserver des horaires équilibrés est également prépondérant, ne serait-ce que pour être disponible aux mêmes horaires que ceux dont on cherche à attirer l'attention !

Edit le 5/8/2007

Je migre mon blog de Dotclear vers Blogger, or les commentaires ne peuvent être migrés. Je les copie donc ici.

1. Le samedi 16 décembre 2006 à 17:49, par P.N.

Bonjour, mais je préfère rester dans l'anonymat pour ne pas influencer votre réponse. les détails viendront... peut-être?
dans votre "épisode 1" vous évoquez l'ouverture de portes, les voitures, une entreprise humaniste... mais surtout, vous finissez un de vos paragraphes par un détail qui, lui, ne me parait pas anodin... je cite: "L'objet de l'entreprise, son secteur, je m'y intéresserai très probablement si l'entreprise elle-même m'accroche."
la traduction que j'en donnerai est "peut importe le vin, pourvu que j'ai l'ivresse, à vous de m'intéresser. " il me semble un peu "bueux", vu votre cursus et vos expérience, de valoriser votre motivation sans mentionner d'autres détails que celui-ci...
pour ma part, et je vous donne là un conseil d'ancien, je m'attacherai surtout à trouver un travail, même peu gratifiant au départ, mais dans une entreprise internationnale, pour avoir des perspectives d'évolution interne.
je n'ai pas besoin de quelqu'un qui se motivera dans le futur, en choisissant ses sources et ses projet (ne choisissez pas votre entreprise, foncez!!)
j'ai besoin de quelqu'un qui soit capable de se donner à fond , ou, pour parler plus clairement, d'un type aux dents longues... pardonnez moi, mais votre CV ne le montre pas.
j'espère que cette discussion pourra continuer, et vous souhaite déjà de bonnes fêtes de fin d'années... en famille. le bébé est pour quand?
P.N

2. Le dimanche 17 décembre 2006 à 00:26, par Olivier

Bonjour, Je vous remercie de votre réaction. Vous avez tout-à-fait "droit" à l'anonymat sur ce blog. Je commence par vous dire : puisque vous réagissez à l'épisode 1, il serait judicieux, pour faciliter la discussion, d'y répondre sur la bonne page... Rendez-vous, donc, ici.

Journal d'un chercheur d'emploi - Episode 1 : savoir ce que je veux

Pour moi comme pour vous qui me lisez et êtes potentiellement intéressé par mon profil, id est mes compétences, mes aptitudes, ce que je suis susceptible de promettre, il est primordial de définir clairement ce que j'attends de mon avenir professionnel proche.

Pourquoi ne pas le faire sur mon CV ? Excellente question, votre honneur. Dans un premier temps, j'avais titré ledit CV Chef de projet Internet. Problème : je ne suis pas intéressé uniquement par les postes de chef de projet Internet, loin de là. Or étant données ma formation et mes responsabilités dans mon emploi actuel, je m'estime prêt à d'autres métiers, dans à peu près tous les secteurs. Mes critères de satisfaction restent suffisamment transversaux pour paraitre vagues. Tout le dilemme réside donc dans la contradiction qui oppose mon ouverture, d'une part, au risque qu'elle génère de me fermer un très (trop) grand nombre de portes, d'autre part.

Secteur d'activité indifférent

Qu'on se le dise ! J'ai eu le malheur d'évoquer le secteur automobile, auquel une passion précoce m'a durablement lié. Je me suis vite rendu compte qu'une lecture trop rapide - entendons-nous : je ne reproche rien à mes interlocuteurs - me destinait exclusivement à ce secteur. En fait, automobile ou pas, j'accorde la plus grande importance au contexte, aux responsabilités et aux compétences en jeu. L'objet de l'entreprise, son secteur, je m'y intéresserai très probablement si l'entreprise elle-même m'accroche.

Contexte dynamique

Un poste dont les objectifs sont motivants, voilà principalement ce qui me décidera à m'investir à fond. Des postes comme celui-ci, il y en a pléthore. Pour peu qu'il se trouve au sein d'une entreprise innovante et/ou en pleine croissance et/ou dans un secteur très concurrentiel, dans tous les cas une entreprise vivant la nécessité d'aller de l'avant, je suis votre homme ! Plus sérieusement, on a là un critère réellement décisif : le dynamisme de l'entreprise. Je souhaite que mon énergie soit employée, exploitée, même, dans une juste mesure mais avec le souci de pouvoir me retourner un peu plus tard sur cette expérience et d'en conclure que mon travail a bâti.

Excitation. Voilà un sentiment que j'aimerais éprouver dans les jours qui précèderont mon entrée en fonction. Et au-delà, au rythme de l'entreprise.

Culture d'entreprise

Depuis déjà un certain nombre d'années, je constate que l'entité Entreprise compte de moins en moins pour de plus en plus de personnes. Je forme ici le voeu que l'entreprise qui m'accueillera soit au moins autant affaire d'hommes que de structure sociale. J'éprouve le besoin de me sentir membre d'une équipe, élément d'une structure forte de valeurs communes et tout entière tournée vers le même objectif. Idéaliste ? Certainement. Mais sans idéalisme, quel sens donner à notre travail ? C'est peut-être cet idéalisme qui forge les plus beaux objectifs. Idéalisme n'est pas naïveté.

Compétences et intérêts

Fort de mes responsabilités commerciales au cours des deux dernières années, je souhaite développer cette compétence. Les liens que j'ai eu le plaisir de tisser avec mes clients m'ont permis de faire preuve de fermeté, d'équité, de ma force de proposition et de ma capacité à percevoir leurs besoins, y compris ceux qu'ils ne décèlent pas eux-mêmes.

J'ai aussi fait l'expérience de mes aptitudes et de mon intérêt pour le partage de connaissances et de savoir-faire, et ce à de nombreuses reprises, notamment à l'occasion des formations que j'ai dispensées à mes clients.

Relativement à mon métier de chef de projet web, j'ai développé ces deux dernières années une compétence de spécialiste du Web 2.0, d'une part, et d'intégrateur/webdesigner, d'autre part, sensible à la pérennité et à l'évolutivité d'un site, donc aux standards du web et à son accessibilité.

Enfin, ayant débuté en octobre 2006 un master de marketing BtoB ("mercatique interentreprises"...) en cours du soir au Conservatoire national des arts et métiers, je suis intéressé à donner cette orientation à mes compétences dès à présent.

Critères relatifs

Je suis attiré par :

  • la mobilité régulière (déplacements) ou définitive (déménagement), nationale ou internationale. A propos d'un éventuel déménagement, ma femme et moi-même aimons découvrir d'autres lieux, d'autres cultures et nos enfants (actuellement au nombre de 1, encore en croissance prénatal) n'ont pas d'attaches affectives assez fortes pour être des obstacles.
  • la proximité hiérarchique d'une personne ayant des responsabilités de dirigeant, quelle que soit l'échelle. Je serais heureux de pouvoir apprendre d'une telle personne, serait-ce uniquement par l'observation.

Délai : 1er mars 2007

Je quitte mon emploi actuel courant janvier 2007. Mon objectif est de collaborer avec mon futur employeur à partir du 1er mars 2007, sinon dès le 1er février, date que j'estime trop peu réaliste. Dans l'absolu et pour ôter tout doute de l'esprit de mon cher lecteur, je précise que le plus tôt sera le mieux.


Edit le 13/12/2006 à 19h48
En ce qui concerne mon métier actuel, j'ai écrit plusieurs documents, dont Projet de site web : qu'est-ce que c'est, comment ça marche, rédigé en septembre 2006 dans le cadre du projet web de trois amis qui créent une entreprise et à qui j'apporte mon aide.

Edit le 5/8/2007

Je suis en train de migrer mon blog d'un outil (Dotclear) à un autre (Blogger). Il m'est impossible de migrer les commentaires. Voici donc celui qui existait dans la version d'origine de cet article :

1. Le dimanche 17 décembre 2006 à 01:12, par Olivier Margerand

Je réagis au commentaire anonyme laissé sur la page de l'épisode 2 le 16/12 à 17h49. Ce commentaire traitant exclusivement de l'épisode 1, je replace la discussion sur cette page.

Cher Père Noël (traduction libre de "P.N."),

Je vous suis reconnaissant de soulever ce point.

Il ne faut pas se tromper. Je n'attends pas des entreprises qu'elles arrivent solennellement en file indienne et dépose des présents au pied de mon trône en espérant attirer mon attention, cela va de soi. "Etant donné [mon] cursus et mon expérience", je ne précise pas d'autre détail sur les entreprises qui m'intéressent car je suis aujourd'hui assez peu spécialisé pour prétendre assumer un rôle commercial en faveur d'un très grand nombre de produits, pourvu qu'ils me plaisent, qu'ils m'aient convaincu. Même si une fonction commerciale oblige à défendre son entreprise alors qu'on aurait parfois naturellement tendance à comprendre le client (dilemme de la bonne foi), j'ai fait l'expérience que, d'une part, je ne souhaite pas vendre de produit que je ne serais pas prêt à défendre gratuitement (auprès de ma famille, par exemple) et, d'autre part, je crois avoir un réel talent pour vendre un produit si je suis convaincu de sa valeur. Voiture, maison ou petite cuillère, si le produit est bon (et l'entreprise dynamique, cf le point "Contexte dynamique" de l'épisode 1), je suis intéressé. Réellement. Il ne s'agit pas simplement de trouver un emploi. J'ai l'ambition d'exercer un métier qui m'épanouisse. Considérons que cela fait partie de ma rémunération, au même titre que l'environnement de travail, les outils mis à ma disposition, la reconnaissance des collaborateurs, une éventuelle formation, etc. Tous ces éléments complètent le salaire sonnant et trébuchant.

Le problème qui se pose relève plus, selon moi, de la compétence technique : comment vendre des freins industriels (pour des ascenseurs, des ponts mobiles, etc.) si je n'ai pas de compétence d'ingénieur ? C'est peut-être possible, et peut-être pas. L'employeur sait, je pense, si ses vendeurs ont besoin d 'autres compétences que la seule commerciale. Cela relève de la fiche de poste et, de mon côté, en fonction de l'entreprise, je me renseigne évidemment sur ses produits avant toute entrée en matière.

Cher Père Noël, je vous remercie infiniment pour votre "conseil d'ancien" ; il est vraiment très appréciable de bénéficier ainsi de l'expérience de ceux qui vous ont précédé. Pourriez-vous illustrer ce conseil par un exemple ? Peut-être vécu ? "(...) Je m'attacherai surtout à trouver un travail, même peu gratifiant au départ, mais dans une entreprise internationale, pour avoir des perspectives d'évolution interne." Ah oui mais le problème, Père Noël, c'est que je suis pressé, moi ! Les "perspectives d'évolution", beaucoup d'entreprises vous les font miroiter, on sait ce que ça veut dire : poste peu intéressant, pour lequel la motivation devra être trouvée ailleurs que dans le salaire. Au bout de deux ans, soit vous évoluez mais vous avez passé deux ans dans un sas, soit vous partez. Bon, j'exagère. En fait, c'est vrai que la perspective d'évolution ne suffirait pas à me motiver. Vous le dites vous-même : "je n'ai pas besoin de quelqu'un qui se motivera dans le futur".

"J'ai besoin de quelqu'un qui soit capable de se donner à fond , ou, pour parler plus clairement, d'un type aux dents longues..." Ah mais il fallait le dire plus tôt, on va bien finir par s'entendre ! "Pardonnez moi, mais votre CV ne le montre pas." Peut-être aurais-je dû citer mon père (de mémoire, il y a quelques mois) : "tu as le couteau entre les dents et les dents qui grattent le sol". Sur le moment, je ne l'avais pas pris comme un simple compliment : aujourd'hui, vous me donnez tort. Je vous confesse toutefois que mon CV m'a donné du fil à retordre. Vos conseils en la matière sont les bienvenus. Je suis tout disposé à me/le corriger. Pour compléter, je me permets de me citer : "Je souhaite que mon énergie soit employée, exploitée, même, dans une juste mesure mais avec le souci de pouvoir me retourner un peu plus tard sur cette expérience et d'en conclure que mon travail a bâti." Je vais me repencher sur la traduction de cette phrase à travers mon CV.

Cher Père Noël, un grand merci pour le temps que vous m'avez donné. Je sais comme vous êtes pris en ce moment et j'apprécie ce geste d'une grande générosité. Vous êtes aussi très attentionné de demander des nouvelles de notre jeune famille : l'arrivée de notre petit boxeur-maçon (actuellement, nous pensons qu'il donne des coups de tête plus pour s'agrandir que pour s'entraîner, à moins qu'il n'ait une idole nommée Zinédine Z.) est prévue pour la mi-mars.

Cher Père Noël, pardon de sembler faire le difficile dans ma recherche d'emploi mais... c'est Noël ! Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire. :-)

Dec 11, 2006

Adresses utiles

J'ai reçu mon Livret de paternité. Un beau dépliant, format tiers de page, blanc, imposant en-tête de la République Française. Il était accompagné d'une lettre :

(pas d'en_tête)

MR OLIVIER MARGERAND
etc. (ah, cette vieille habitude des majuscules...)

(logo de la Caisse d'Allocations Familiales)
Cher Monsieur,

Votre famille s'agrandit. L'attente puis l'arrivée de votre enfant sont des moments forts dans la vie d'un couple.
Ah bon ?! Attendez, heu, on m'avait pas prévenu, moi !?

Afin de partager pleinement ces instants, nous vous adressons un livret de paternité contenant des informations et des renseignements pratiques qui pourront vous accompagner dans votre vie de père.
J'espère qu'elle sera plus remplie que le livret en question, ma vie de père.

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Bien sincèrement,
"sincèrement"...

Votre caisse d'allocations familiales

Plus impersonnel, tu meurs. Si je ne m'intéressais pas au sujet, ce n'est sûrement pas après lecture de cette lettre que je serais maintenant pleinement conscient des responsabilités qui m'incombent. ("et aussi, qui me décombent." ... J'ai parfois des références en dessous de tout)

Bon. Voyons le fameux livret.

"Sommaire". J'ai l'impression d'être devant le plan d'un établissement administratif : "Bâtiment 1 - Les droits et les devoirs parentaux", "1er étage - La filiation", "2ème étage - L'autorité parentale"... Signe d'une époque qu'on aimerait révolue (il faudra bien un jour éviter la faillite de l'Etat), la partie "Les aides aux familles" vient avant "Les droits et les devoirs de l'enfant". Je parcours les pages tranquillement. Et voilà, ça n'a pas loupé, le paragraphe "Les prestations familiales" est plus de deux fois plus long que "L'accueil de votre jeune enfant". Je ne demande pas à l'Etat un cours de psycho mais enfin, quand même...

Je dois avoir un gros problème avec l'Etat-providence. Il faut que j'arrête de lire des libéraux. Ce livret, finalement, pour des pères qui ne sont pas investis dans la croissance de cet enfant à venir, a peut-être son utilité. Le problème, c'est qu'il ne m'est arrivé que parce que je suis marié. Quid des pères non mariés ? On ne peut pas les ignorer.

Je ne suis pas convaincu par ce courrier. Ah mais je comprends mieux maintenant. C'est elle. C'est en tout cas ce qu'on lit ici. Je vais le garder, ce livret. Pour la page "Adresses utiles".